Cris, qui perforent mon âme,
Et tuent mon esprit.
Cris, qui s'échappent, résonnent,
Toujours sans répit.
Cris, avortons d'une hystérie,
Sans ménagement.
Cris, enfant malheureux,
De l'esprit non intelligent.
Chaque jour ils résonnent, bouillonnent, je m'étonne
Chaque minute de paix frissonne, se baillonne, démissionne
Mon coeur alors se noue, boude, fait le moue
Parfois il s'en fout, c'est l'habitude à tous les coups.
L'esprit qui est le mien, se rebelle
Il se révolte, jure pêle-mêle
Car dans le vacarme il n'y trouve pas place
Car à l'écoute du sot, il brise toujours la glace.
Cri de misère, pourquoi m'importunes-tu?
Cri de malheur, pourquoi me tortures-tu?
cri, maléfique oracle au son désagréable
cri, perfide mélodie au rythme détestable,
Qui de mes oreilles enfante le sang
Qui de mon esprit perturbe l'élan
Comme j'aimerais m'éloigner de ton champs sonore
comme j'aimerais t'éradier d'ici, encore et encore.
Je brûle dans mes tempes à t'entendre
Je gonfle dans mon coeur sans comprendre
Un jour c'est sûr je m'éloignerai de toi
N. Hickel Patta
Ce jour sera petit mais grand en moi.
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